La Russie déploie un drone kamikaze à réaction de 600 km/h et une portée de 1000km – le Geran-5 – qui redéfinit la guerre des drones en Ukraine
Le 28 janvier 2026, les services de renseignement ukrainiens ont confirmé l’entrée en service du Geran-5, nouveau drone kamikaze russe propulsé par turboréacteur. Avec une vitesse de 600 km/h, une portée de 1 000 kilomètres et une ogive de 90 kilogrammes, cet engin efface la frontière entre drone et missile de croisière. Son moteur à réaction chinois le rend deux fois plus rapide que les modèles précédents, compliquant considérablement la tâche des défenses aériennes ukrainiennes qui doivent désormais affronter une menace d’un nouveau calibre.
En résumé
Les forces russes ont déployé pour la première fois le Geran-5, drone kamikaze équipé d’un turboréacteur chinois Telefly, lors d’attaques combinées début janvier 2026. Ce système marque une rupture technologique majeure avec les modèles précédents à hélice. Long de six mètres avec une envergure de 5,5 mètres, le Geran-5 atteint 600 km/h et transporte une charge militaire de 90 kilogrammes sur 1 000 kilomètres. Sa conception conventionnelle rappelle celle du drone iranien Karrar. La Russie envisage de le lancer depuis des avions d’attaque Su-25 et d’équiper certaines versions de missiles air-air R-73. Cette évolution transforme les drones russes en véritables missiles de croisière économiques, capables de saturer les défenses ukrainiennes tout en déjouant les intercepteurs classiques conçus pour neutraliser des cibles plus lentes.
La rupture technologique du turboréacteur chinois
Le Geran-5 abandonne la propulsion à hélice qui caractérisait les générations précédentes de drones Shahed et Geran. À la place, il embarque un turboréacteur Telefly TF-TJ2000A de fabrication chinoise développant une poussée de 200 kilogrammes-force (1 960 newtons). Ce moteur constitue une version améliorée de celui équipant le Geran-3, lui-même déjà propulsé par réaction.
Cette évolution modifie radicalement le profil opérationnel du drone. Là où le Geran-2 à hélice vole à 185 km/h et le Geran-3 à réaction atteint entre 370 et 520 km/h selon les sources, le Geran-5 franchit la barre des 600 km/h en vitesse de croisière. Certaines estimations placent sa vitesse maximale entre 450 et 600 km/h, avec des pics potentiellement supérieurs en phase d’attaque.
Cette accélération change la donne pour les défenses ukrainiennes. Les drones intercepteurs développés par l’Ukraine pour contrer les Geran-2 volent entre 200 et 300 km/h. Ils se révèlent parfaitement adaptés pour rattraper et détruire les modèles à hélice. Face au Geran-5, ces intercepteurs deviennent obsolètes. La fenêtre d’engagement se réduit drastiquement, laissant moins de temps aux opérateurs pour détecter, identifier et neutraliser la menace.
Les groupes de tir mobiles ukrainiens, qui s’appuient sur des armes légères et des mitrailleuses lourdes pour abattre les drones lents, perdent également leur efficacité. Le temps de passage du Geran-5 au-dessus d’une position ne permet plus un engagement fiable aux armes automatiques conventionnelles.
Une configuration aérodynamique inspirée du Karrar iranien
Le Geran-5 rompt avec l’architecture en aile delta caractéristique des Shahed-136 et Geran-2. Il adopte une configuration aérodynamique conventionnelle avec fuselage tubulaire, ailes droites et empennage horizontal. Cette structure ressemble fortement au drone à réaction iranien Karrar, renforçant l’hypothèse d’un transfert technologique entre Téhéran et Moscou.
Le drone mesure environ six mètres de longueur pour une envergure atteignant 5,5 mètres. Sa masse maximale au décollage s’établit à 850 kilogrammes. Ces dimensions le placent dans la catégorie des petits missiles de croisière plutôt que dans celle des drones légers. Son profil allongé et profilé lui confère une signature visuelle et radar semblable à celle d’un missile conventionnel.
Cette apparence trompeuse complique le travail des défenseurs. Les radars et les systèmes de détection peinent à différencier un Geran-5 d’un missile de croisière classique lors des phases initiales de détection. Cette confusion impose un temps de réaction supplémentaire, alors même que la vitesse de l’engin réduit déjà les marges disponibles.
Les analystes ukrainiens soulignent que malgré ces changements majeurs dans la cellule, le Geran-5 conserve une forte unification avec les autres modèles de la famille. La plupart des modules électroniques, systèmes de guidage et composants sont identiques à ceux montés sur les Geran-2 et Geran-3 produits à l’usine d’Alabuga en Russie.
Une charge militaire de 90 kilogrammes et 1 000 kilomètres de portée
Le Geran-5 transporte une ogive de 90 kilogrammes, soit le double de la charge initiale du Shahed-136 (40 à 50 kilogrammes) et nettement plus que les versions améliorées du Geran-2. Cette augmentation correspond à une évolution observée depuis 2024, lorsque la Russie a commencé à déployer des ogives thermobariques, incendiaires et à fragmentation de 90 kilogrammes sur ses drones.
La portée opérationnelle atteint approximativement 950 à 1 000 kilomètres selon les analyses du renseignement ukrainien. Cette autonomie permet au Geran-5 de frapper n’importe quelle cible en Ukraine depuis les bases russes situées profondément en territoire occupé ou en Russie même. Elle élargit également le rayon d’action tactique, autorisant des lancements depuis des positions plus éloignées de la ligne de front.
L’autonomie de vol s’établit à environ deux heures. Le plafond opérationnel maximal théorique est de 6 000 mètres, mais les observations montrent une utilisation effective entre 200 mètres et 3 000 mètres d’altitude. Cette polyvalence altimétrique permet d’adapter le profil de vol aux circonstances tactiques et aux menaces adverses.
Le drone peut voler en rase-mottes pour échapper aux radars de surveillance, puis grimper rapidement pour une phase d’attaque en piqué, ou maintenir une altitude intermédiaire pour maximiser sa portée. Cette flexibilité complique la planification des défenses, qui doivent couvrir plusieurs couches d’altitude simultanément.
Les systèmes embarqués mêlent technologies russes, chinoises et occidentales
Les débris récupérés par les forces ukrainiennes révèlent une architecture électronique complexe intégrant des composants de diverses provenances. Le Geran-5 utilise un système de navigation satellitaire Kometa-M12 à 12 canaux, compatible avec les constellations Glonass et GPS. Ce système équipe également les autres drones de la famille Geran ainsi que plusieurs missiles russes.
Le contrôle de vol repose sur une unité FCU associée à un système de navigation inertielle SADRA/MINSOO. Cette combinaison garantit la poursuite de la mission même en cas de brouillage GPS, problématique récurrente sur le champ de bataille ukrainien où les systèmes de guerre électronique sont massivement déployés.
La transmission télémétrique s’appuie sur un système Tracker V3 construit autour d’un micro-ordinateur de type Raspberry Pi et de modems 3G/LTE. Cette architecture peu coûteuse permet de maintenir une liaison de données avec les opérateurs jusqu’à 100 kilomètres de distance. Un drone relais peut doubler cette portée. Un modem MESH Xingkai Tech XK-F358 complète le dispositif de communication.
Le renseignement ukrainien a identifié au moins neuf composants électroniques fabriqués par des entreprises américaines dans le Geran-5, notamment des processeurs de signaux numériques, des générateurs d’horloge et des émetteurs-récepteurs. Des pièces allemandes et chinoises complètent cette base industrielle internationale.
Cette dépendance aux composants occidentaux souligne les limites du complexe militaro-industriel russe et l’inefficacité relative des sanctions internationales visant à bloquer l’accès de Moscou aux technologies sensibles. Les analystes ukrainiens insistent sur la nécessité de renforcer les contrôles à l’exportation et de traquer les réseaux de contournement.
Le lancement aérien depuis des Su-25 étend les capacités tactiques
Les services de renseignement ukrainiens rapportent que la Russie étudie activement la possibilité de lancer le Geran-5 depuis des avions d’attaque Su-25. Cette option transformerait radicalement l’emploi tactique du système.
Un lancement aérien présente plusieurs avantages opérationnels. Il étend la portée effective du drone en économisant le carburant nécessaire pour atteindre l’altitude de croisière et la vitesse nominale. Le Su-25 peut emporter le Geran-5 jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres plus près de la cible, réduisant d’autant le temps de vol exposé aux défenses adverses.
Cette méthode autorise également des approches plus imprévisibles. Un lancement depuis différents axes d’approche complique la planification défensive ukrainienne, qui doit couvrir un spectre beaucoup plus large de trajectoires possibles. Les lancements terrestres depuis des rampes fixes ou mobiles suivent généralement des couloirs aériens relativement prévisibles.
Le concept du Geran-5 lancé depuis un avion n’est pas nouveau. La Russie développe simultanément le Geran-4, version intermédiaire équipée d’un turboréacteur moins puissant mais également conçue pour un emploi aéroporté. Ces deux systèmes pourraient être déployés conjointement selon les objectifs tactiques.
Les avions d’attaque Su-25, nombreux dans l’aviation russe, opèrent régulièrement près de la ligne de front pour des missions d’appui aérien rapproché. Leur emploi comme lanceurs de drones ne nécessiterait qu’une modification mineure des pylônes d’emport et des systèmes de largage. Cette simplicité d’intégration accélère le déploiement opérationnel.

L’armement avec missiles R-73 brouille la frontière entre frappe et défense
L’élément le plus controversé du Geran-5 concerne son armement potentiel avec des missiles air-air R-73. Ces missiles soviétiques à guidage infrarouge, désignés AA-11 Archer par l’OTAN, sont normalement montés sous les ailes des chasseurs pour engager des cibles aériennes.
Leur intégration sur un drone kamikaze transformerait le Geran-5 en plateforme hybride, capable simultanément de frapper des objectifs au sol et de menacer les aéronefs ukrainiens engagés dans l’interception des drones russes. Cette capacité réduirait les marges de manœuvre des chasseurs et hélicoptères de défense, compliquant encore davantage leur mission déjà périlleuse.
La Russie expérimente cette approche depuis décembre 2024. Des Geran-2 modifiés ont été équipés de missiles R-60 plus anciens et même de systèmes portables de défense aérienne (MANPADS) de type Verba ou Igla. Ces adaptations visent spécifiquement à neutraliser les hélicoptères ukrainiens qui interceptent les drones en les abattant au canon.
Dans le cas du Geran-5, l’association d’un moteur à réaction et d’un missile R-73 plus moderne créerait une menace qualitativement supérieure. Le missile R-73 possède une portée de 30 kilomètres et peut engager des cibles manœuvrantes. Son autodirecteur infrarouge fonctionne dans toutes les conditions météorologiques.
Les services ukrainiens restent néanmoins prudents quant à la faisabilité opérationnelle réelle de ce concept. L’intégration des capteurs, la désignation de cible et la coordination en vol constituent des défis techniques considérables. Aucune preuve irréfutable d’un engagement air-air réussi par un Geran-5 n’a été rendue publique à ce jour.
La simple menace d’une telle capacité suffit cependant à modifier le calcul tactique des pilotes ukrainiens. Ils doivent désormais envisager qu’un drone intercepté puisse riposter, ajoutant un facteur de risque dans des missions déjà dangereuses.
Le coût de production défie toute concurrence occidentale
L’économie de guerre joue un rôle central dans le déploiement massif des drones Geran. Le Shahed-136 original, produit en Iran, coûtait entre 20 000 et 50 000 dollars selon les estimations. Des documents divulgués en 2023 révélaient que la Russie avait négocié un prix d’achat de 193 000 dollars par unité pour une commande de 6 000 drones.
La production localisée en Russie sous licence iranienne a drastiquement réduit les coûts. Selon les analyses, le prix de revient d’un Geran-2 produit en Russie s’établissait à environ 48 800 dollars en 2023. Certaines sources mentionnent même des coûts aussi bas que 20 000 à 30 000 dollars pour les versions de base.
Les améliorations successives ont fait grimper ces chiffres. Un rapport d’experts estime qu’en avril 2024, le coût unitaire d’un Geran-2 amélioré atteignait environ 80 000 dollars, conséquence des systèmes électroniques plus sophistiqués et des ogives renforcées.
Le Geran-5, avec son turboréacteur chinois et sa structure redessinée, représente certainement un investissement supérieur. Aucun chiffre officiel n’a été communiqué, mais les analystes estiment son coût dans une fourchette de 100 000 à 150 000 dollars par unité. Ce montant reste dérisoire comparé aux missiles de croisière conventionnels.
Un missile de croisière Kalibr russe coûte entre 1 et 2 millions de dollars. Un Tomahawk américain dépasse 2 millions de dollars. Même en supposant un prix de 150 000 dollars, le Geran-5 coûte donc dix à vingt fois moins cher qu’un missile classique, tout en offrant des capacités comparables pour certaines missions.
Cette asymétrie économique bouleverse l’équation défensive. Les systèmes antiaériens ukrainiens, qu’il s’agisse de Patriot, IRIS-T ou NASAMS, tirent des missiles valant plusieurs millions de dollars pièce. Chaque interception réussie représente donc un gain net pour l’attaquant en termes de rapport coût-efficacité.
La stratégie de saturation massive des défenses aériennes
Le faible coût de production autorise un emploi en masse. La Russie prévoyait de fabriquer 8 000 Geran-2 en 2024. La production ne cesse d’augmenter. En janvier 2025, le président ukrainien Volodymyr Zelensky déclarait que les forces russes avaient lancé près de 1 100 drones d’attaque en une seule semaine, accompagnés de 890 bombes guidées et 50 missiles.
Cette stratégie de saturation vise à épuiser physiquement et économiquement les défenses ukrainiennes. Chaque vague de drones oblige l’Ukraine à dépenser ses précieux missiles antiaériens, dont les stocks sont limités et la réapprovisionnement dépend des livraisons occidentales.
Les drones servent également de leurres. La Russie mélange dans ses attaques des Geran-2 à hélice, des Geran-3 à réaction, désormais des Geran-5, ainsi que des drones factices dépourvus d’ogive mais électroniquement identiques. Cette combinaison force les défenseurs à engager chaque contact, car l’identification précise du type de drone est impossible avant interception.
L’introduction du Geran-5 complique encore cette équation. Sa vitesse supérieure le rend moins vulnérable aux intercepteurs à courte portée et aux armes légères. Les systèmes de moyenne et haute altitude doivent être mobilisés, accélérant l’épuisement des stocks de missiles coûteux.
Les analystes militaires allemands du Frankfurter Rundschau comparent le rôle stratégique des nouveaux drones Geran à celui joué par le char T-34 soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Non pas par excellence technologique absolue, mais par combinaison de performances suffisantes, de coût maîtrisé et de production massive autorisant un emploi sans compter.
L’Ukraine développe des contre-mesures adaptatives
Face à cette menace évolutive, l’Ukraine adapte sa stratégie défensive. Le développement de drones intercepteurs constitue une réponse prometteuse. Ces engins, moins coûteux que les missiles antiaériens, peuvent engager les drones d’attaque en vol et les détruire par collision ou explosion de proximité.
Les premiers modèles ukrainiens atteignent entre 200 et 300 km/h, suffisant pour intercepter les Geran-2 mais inadapté au Geran-5. De nouvelles générations plus rapides sont en développement. L’objectif est de créer une capacité d’interception économique capable de contrer les attaques massives sans épuiser les stocks de missiles sophistiqués.
Les systèmes de guerre électronique jouent également un rôle croissant. Le brouillage GPS et satellite peut dévier les trajectoires des drones ou les faire s’écraser. Les Geran possèdent néanmoins des systèmes de navigation inertielle de secours qui maintiennent le cap même en environnement brouillé.
Les groupes de tir mobiles équipés de canons automatiques de 23 mm et 30 mm restent efficaces lorsque les drones passent à portée. Leur mobilité complique la planification des attaques russes. Leur coût d’engagement par tir est négligeable comparé aux missiles guidés.
L’intégration de tous ces moyens dans un système de défense aérienne multicouches représente le défi actuel. Les radars de surveillance doivent détecter les drones le plus tôt possible. Les centres de commandement doivent répartir les cibles entre les différents systèmes d’interception selon leur vitesse, altitude et trajectoire. Les équipes au sol doivent exécuter l’engagement dans des fenêtres de temps toujours plus courtes.
La production en série transforme les drones en arme stratégique
L’usine d’Alabuga, en république du Tatarstan, constitue le cœur de la production russe de drones Geran. Construite avec assistance iranienne et mise en service en 2023, cette installation a progressivement augmenté ses cadences de fabrication. Elle produit désormais plusieurs types de drones simultanément, dont les Geran-2, Geran-3, et probablement le Geran-5.
La Russie a investi massivement dans cette infrastructure. Au-delà des chaînes d’assemblage, elle a développé un réseau de fournisseurs locaux pour remplacer les composants occidentaux lorsque possible. Les semi-conducteurs, capteurs et systèmes de communication restent néanmoins largement importés via des sociétés écrans basées en Chine, dans les Émirats arabes unis et en Turquie.
Cette industrialisation transforme les drones d’attaque d’armes tactiques occasionnelles en système d’arme stratégique déployable quotidiennement. La capacité à produire des milliers d’unités annuellement change fondamentalement la nature du conflit. Les frappes ne sont plus limitées par des stocks de missiles restreints mais peuvent se poursuivre indéfiniment au rythme de la production.
L’Iran observe attentivement cette évolution. D’autres pays, notamment en Asie et au Moyen-Orient, manifestent un intérêt pour acquérir ces technologies. La Chine a présenté en 2023 le Sunflower 200, copie quasi conforme du Shahed-136. La prolifération de ces systèmes pourrait redessiner les équilibres militaires régionaux dans les années à venir.
Les implications stratégiques dépassent le champ de bataille ukrainien
L’apparition du Geran-5 s’inscrit dans une tendance plus large de démocratisation des capacités de frappe à longue portée. Des acteurs étatiques de second rang et potentiellement des groupes non étatiques pourraient à terme accéder à des systèmes similaires.
Cette perspective inquiète les états-majors occidentaux. La combinaison d’un coût réduit, d’une production relativement simple et de performances militaires significatives crée une nouvelle catégorie d’armement accessible. Les défenses aériennes conçues pour intercepter des missiles balistiques ou des avions de combat se révèlent mal adaptées et économiquement non viables face à des essaims de drones low-cost.
Le concept même de supériorité aérienne évolue. Traditionnellement définie par la capacité à contrôler l’espace aérien avec des chasseurs et des systèmes antiaériens, elle doit désormais intégrer la dimension des drones autonomes ou semi-autonomes opérant en masse.
Les doctrines militaires occidentales commencent à intégrer ces changements. L’OTAN et les armées européennes développent leurs propres capacités de drones d’attaque et d’interception. La France a lancé plusieurs programmes, dont le drone tactique Larinae. Les États-Unis accélèrent le développement de drones collaboratifs pouvant escorter leurs chasseurs habités.
La course entre l’épée et le bouclier se poursuit. Chaque innovation offensive génère une réponse défensive, qui à son tour stimule de nouvelles évolutions offensives. Le Geran-5 représente une étape dans cette spirale technologique, mais certainement pas la dernière. Des versions encore plus rapides, furtives ou autonomes apparaîtront inévitablement.
L’équilibre stratégique entre puissances nucléaires reste pour l’instant stable. Ces drones n’altèrent pas fondamentalement la dissuasion. Mais dans les conflits régionaux et les affrontements de moyenne intensité, ils bouleversent les rapports de force et contraignent à repenser en profondeur la manière de faire la guerre au XXIe siècle.
Sources:
The War Zone, twz.com
Defense Express, en.defence-ua.com
Business AM, fr.businessam.be
Le Parisien, leparisien.fr
Yahoo News, yahoo.com
RBC-Ukraine, newsukraine.rbc.ua
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Vietnam.vn, vietnam.vn
Orange Actualités, actu.orange.fr
Pravda FR, francais.news-pravda.com
Wikipedia, wikipedia.org
Meta Defense, meta-defense.fr
Open Source Munitions Portal, osmp.ngo
Cerbair, cerbair.com
Interesting Engineering, interestingengineering.com
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