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03 Oct Lockheed SR71 – plus rapide qu’un missile

Jusqu’à ce que Lockheed Martin annonce le lancement du projet d’avion espion SR72 en Novembre 2013, son prédécesseur, le SR71 Blackbird – capable de vitesse jusqu’à 3 fois la vitesse du son, reste l’avion de guerre opérationnel le plus rapide. Il est si rapide qu’aucun des missiles qui furent tirés sur lui ne l’atteignit. La vitesse est l’une des plus grandes armes des avions militaires.

Dans les années 1950, Clarence « Kelly » Johnson qui développait alors l’avion espion U2, savait qu’il serait vulnérable aux défenses ennemies. C’est ainsi qu’en 1964 fût lancé un nouveau projet d’avion espion dont l’objectif était de créer un avion si rapide, qu’aucun autre appareil ne pourrait l’atteindre. Les caractéristiques de vol du Blackbird étaient incroyables. Il a pu voler à plus de trois fois et demi la vitesse du son à 88 000 pieds. Pour vous donner une idée de ce que signifie cette altitude, le SR-71 a pris des photos de trois fois la hauteur du mont Everest. Ses pilotes sont habillés en plein air comme des astronautes. Au cours de sa carrière de plus de trois décennies, qui a pris fin le 9 octobre 1999, aucun SR-71 n’a été perdu par une action hostile. Et le succès de l’avion est principalement dû à sa grande vitesse puisqu’au avion n’était capable de le rattraper, et aucun missile n’a réussi à l’atteindre.

La très grande vitesse de l’avion était l’un de ses facteurs clefs de succès, tout comme son emprunte radar, minime, qui en faisait un avion très difficile à repérer et identifier. Son emprunte radar était équivalente à celle d’un petit avion de tourisme. Et lorsque l’avion apparaissait sur les radars ennemis, il était alors trop tard, étant donné sa vitesse, pour estimer une direction et espérer l’abattre. L’autre apport de technologie de l’avion était ses contremesures électroniques qui déréglaient les outils d’écoute et de radars des ennemis.

L’avion était si rapide qu’aucun autre appareil ne pouvait le rattraper, et pas même un missile. Il faut aussi rappeler qu’à l’époque, l’URSS est l’ennemi, et que la technologie développée alors n’est pas à la hauteur du challenge. Les ordinateurs étaient très primitifs. Pas facile de calculer une trajectoire en temps réel quand l’avion passe à 3 fois la vitesse du son. Quant aux missiles, ils étaient fait pour voler dans une atmosphère épaisse, autour de 30,000 pieds au grand maximum, et donc ils étaient incapables d’intercepter un appareil volant à 80,000 pieds.

Les américains ont pu profiter d’une vision presque libérée, de la Russie, mais aussi du reste du monde. A une heure présente beaucoup plus technologique, on peut se demander ce qui vole au-dessus de nos têtes, et à quelle vitesse….